Vue aérienne de la carrière de sable de Val-de-Reuil. De nombreuses carrières de sable sont présentes dans la région pour extraire du sable à proximité de la Seine pour la construction du Grand Paris. Le sable remonte alors la rivière à bord de barge vers les centrales à béton de la métropole, dont 33 sont au bord de l’eau. Leur production est à la hausse depuis quinze ans (4,25 millions de mètres cubes en 2018). Le pondéreux ne parcourt généralement pas plus de 30 kilomètres depuis son lieu de production dans l’Hexagone. Le prix moyen est d’environ 3 euros la tonne en sortie de carrière sans le transport, 7 euros avec. Ces derniers millions d’années, la géologie s’est montrée généreuse avec le sous-sol de l’Ile de France, et de la France en général. Mais la donne se complique pour Paris, car voilà longtemps que l’urbanisation a repoussé les carrières bien loin de la petite couronne. Il reste une cinquantaine de sites aux confins de Seine et Marne d’où sortent encore 7,7 millions de tonnes par an. La région est donc contrainte de se tourner vers ses voisines, la Normandie notamment, qui produit trois fois plus de granulat qu’elle. Val-de-Reuil, Normandie. France. © Mathias Depardon / Grande commande photojournalisme
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