Gaëlle Matata - Discriminé•e•s : le besoin de faire communauté

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Violences sexistes et sexuelles .
Action de la jeune équipe de foot trans-feministe DQFC (Drama Queer Football Club) lors de la manifestation marseillaise contre les violences sexistes et sexuelles. Inspirée par celle qui a eu lieu à Paris, elle a été réalisée sur une chorégraphie de Gisèle Vienne en référence, entre autres, au collectif de féministes chiliennes Lastesis. La musique de Dame Chevalier accompagne le morceau collectif Riposte sur un texte de Audre Lorde. Voici un lien pour apprendre la chorégraphie avec Adèle Haenel: https://bit.ly/matata-bnf-chore

L’objectif de ce moment, en pleine rue et pendant la marche de nuit, fut d’afficher son soutien aux luttes trans-féministes et de créer des ponts entre deux villes, des réalités, des luttes et des imaginaires communs. En hommage, une écharpe de l’équipe de foot parisienne, inclusive et militante Les Dégommeuses est fièrement tendue par une joueuse marseillaise. Marseille - Paris, main dans la main. En parallèle, le monde du foot masculin, connu pour les insultes homophobes et la violence qui gangrènent les stades, est régulièrement dénoncé par les associations de lutte contre l’homophobie. Matis, membre de l’équipe, de renchérir: « un constat unanime a été posé, le milieu du foot est monopolisé par des hommes cis sexistes, validistes, homophobes, racistes et transphobes. À Marseille, aucune place n’existait pour un foot queer et transféministe. Cette envie est devenue une nécessité, intime et politique. Exister dans l’espace public, un foot par les queers et pour les queers ! ». © Gaelle Matata / Grande Commande Photojournalisme 

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