Militantisme et besoin de fête.
Un lâcher-prise rare s’opère. La scène n’est plus le seul domaine de la personne derrière les platines. Partage, danse, techno. La communauté et ses allié.e.s font la fête et se retrouvent dans les clubs qui lui ont tant manqué. Cette image a été prise lors de la soirée organisée par le label Warrior Records à La Marbrerie à Montreuil (93). Créé pendant le confinement, il a été fondé autour de Rebeka Warrior, artiste solo, chanteuse au sein de multiples projets tels que Sexy Sushi ou Mansfield TYA. Il a pour but de produire essentiellement des artistes féminines et s’affirme comme une maison Queer & Transfeminist (en anglais dans le texte: Queer & Transfeminist House). La période du confinement a mis tous les lieux de sociabilités, festifs ou non, à l’arrêt. Dans une interview donnée au magazine Trax, Rebecca Warrior affirme : « En ces temps compliqués de distanciation, l’idée de fonder une famille d’artistes nous a paru plus importante que jamais ». Les soirées du label sont toutes sold-out, il semblerait que ce soit un succès. Ce manque de lieux de sociabilités a été si prégnant, que de nombreuses personnes que j’ai interrogées ont salué les fêtes sur Zoom (logiciel de visio-conférence), organisées par l’activiste DJ Leslie Barbara Butch, pendant les confinements. © Gaelle Matata / Grande Commande Photojournalisme
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