C’est le jour du concours, celui où l’on gagne des « plaques », où se font, ou pas les ventes à des acheteurs de boucherie (boucheries de grandes surfaces, transformateurs industriels…). Les mouvements de bêtes et d’hommes donnent le sentiment d’une plongée au XIXe siècle au moment de l’essor des comices et de l’avènement lente d’une ruralité qui se modernise et communique avec le monde des petits bourgs et des villes. Le moment où se retrouvent entre pairs les éleveurs, celui où ils échangent techniques, joies et inquiétudes. Les éleveurs sont un peu tendus. Les acheteurs sont là. Ils palpent les animaux. Si un Bovin est acheté, une grande étiquette autocollante lui est collée sur la croupe : de le viande sur pied… Le président du concours est venu me voir : « Ca monte chez des gars, ils craignent que vous soyez de L621. » J’explique. © Nicolas Krief / Grande commande photojournalisme
Nicolas Krief
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