S’il est une pratique codifiée, ritualisée comme peuvent l’être par exemple les commémorations républicaines ou les liturgies religieuses, c’est la chasse à courre : tenues et accessoires, hiérarchie des membres et de leurs rôles, vocabulaire utilisé...
S’y retrouvent les membres de l’équipage, mais aussi des promeneurs, des badauds, des photographes animaliers amateurs, venus en voiture, en camping-car ou à vélo, équipés de jumelles et d’appareils photos, assister au spectacle à l’occasion d’une balade en forêt. Une drôle de troupe où se mêlent différents milieux sociaux.
Cela dit, suivre une chasse à courre sans être à cheval consiste donc à tenter de suivre l’équipage en voiture par les routes carrossables, à en monter et en descendre sans discontinuer durant des heures pour écouter la clameur des chiens, et suivre la traque dans l’espoir de voir passer des cerfs et d’assister à l’Hallali.
Les participants le disent : leur plaisir ? Voir les chiens travailler, et peut-être apercevoir des cerfs. Ce jour-là l’assemblée reviendra bredouille. © Nicolas Krief / Grande commande photojournalisme
Nicolas Krief
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